
Cette année, l’école de fiston a décidé de leur donner deux semaines et demies de vacances pour Noël. Je ne vais pas ma la jouer Mère Goriot en calculant le coût horaire de cette scolarité en pointillé, mais c’est bien parce que la fonction calculette de mon ordi a disparu et que j’ai la flemme de poser des retenues à la main. Non, parce qu’on a déjà eu droit à presqu’une semaine entière pour Thanksgiving et plusieurs jours par-ci, par-là, m’est avis qu’ils nous prennent un peu pour des dindes.
Je ne lui ai pas enfoncé la main dans le broyeur de l’évier, je sais me tenir, pour qui me prenez-vous ? Non, j’ai souri et je lui ai répondu « Donc, si je vous suis bien, vous ne prendriez fiston qu’en garde partagée 2 à 3 heures par semaine et plus du tout mouflette ? » Oui qu’elle a dit. « Ah mais dans ce cas, je vais chercher quelqu’un d’autre ».
Moi aussi.
La vache, il faut trouver quelqu’un maintenant. A qui je peux laisser mes deux bambins sans angoisse et sans me dire qu’elle va les jeter en bas de l’escalier.
Pendant nos soirées on décrypte des CV et on poursuit téléphoniquement des étudiantes tête en l’air qui se disent intéressées mais partent en vacances sans regarder leurs emails. Donc, forcément, ma recherche stagne, découragée que je suis par la perspective de répéter une expérience pas si vieille de « Allo ? Heu, pour être à 9 heures chez vous ça va faire court [il était 9h05]. En fait, je pars de chez moi, là. Ah ? Vous aviez un rendez-vous médical et vous comptiez sur moi ? Dingue.»